Schubert : la Fantaisie en fa mineur D940

Œuvre mythique du répertoire, la Fantaisie en fa mineur ouvre immanquablement, dès ses premières notes, les portes de ce monde simple et nostalgique qui caractérise les grandes œuvres de Schubert. Achevée en avril 1828 – les premières esquisses datent de janvier de la même année –, cette œuvre, dont le manuscrit se trouve à la bibliothèque nationale de Vienne, fut publiée pour la première fois en 1829 chez Diabelli.

Est-ce un hasard si un ami de jeunesse de Schubert, Edouard von Bauernfeld, relate dans ses Mémoires en 1869 que « Schubert était en fait tombé follement amoureux d’une des jeunes comtesses Esterhazy, sa jeune élève, à qui il dédicaça l’une de ses plus bel les pièces pour piano à quatre mains : la Fantaisie en fa mineur, ? L’œuvre porte en quelque sorte l’empreinte de sentiments amoureux, mais sans doute aussi d’une irrépressible nostalgie des jours heureux des étés 1818 et 1824 que Schubert passa à Zseliz, où il s’acquittait avec bonheur de sa tâche de maître de musique dans la maison Esterhazy.

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